Ebauche pour une réflexion sur le bricolage et quelques autres aspects de nos pratiques actuelles : texte bricolé sur le bricolage.
Dans notre discussion il était question de cette récurrence ou généralisation de certains types de bricolages dans l’art actuel, de certaines typologies d’installations dans lesquelles il me semblait que nous devions lire la physionomie contemporaine d’une certaine tendance de l’art.
Nous remarquions d’abord, commençant peut-être à l’envers, qu’étaient en jeu dans ces pratiques modernes des contraintes économiques qui suggéraient souvent l’emploi de matériaux pauvres, le plus fréquemment de matériaux de récupération glanés sur les trottoirs. D’abord des pièces de bois que l’on retravaille et intègre, puis finalement des objets faiblement (ou pas) modifiés qui assument ou revendiquent leur provenance, leur basse extraction tel la plus part des « combines » de Rauschenberg. Tous les aventuriers modernes y ont été à quelque degré contraints et nous ne devons pas sous-estimer la part des conditions matérielles dans la naissance d’une esthétique. (Toute l’esthétique de l’art carcéral, de l’art brut est fortement déterminée par les conditions matérielles de ces créateurs. Modelages en mie de pain, murs gravés etc.)
Mais nous étions d’accord aussi pour dire que le sens que prenaient ces pauvretés hier au sein des avant-gardes n’est plus celui qu’aujourd’hui l’art contemporain leur confère ; question de contexte et d’assimilation, d’acquis historiques. Ainsi, s’il est vrai que l’emploi de tels matériaux (le carton et toute sorte d’emballages, le bois de chantier, les objets domestiques, le plâtre ou le fil de fer etc.) aujourd’hui n’est plus la revendication qu’il a pu être à une époque de l’intrusion dans l’art de ce qui lui était à priori étranger, cela perpétue néanmoins subrepticement une esthétique qui, de Dada aux cartons de Filliou, jouait la désinvolture, la marginalité, la provocation autant qu’elle pouvait être réactionnaire à un certain état ambiant de la création. Pourtant de constater comme au contraire, cette prolifération dans le pauvre et le bricolé, dans l’échafaudage hétéroclite de planches, de bouts de meubles, l’organisation chaotique, plus du tout marginale ou provocante, flirterait parfois avec l’effet de mode ou l’académisme. Chez certains cet usage se bornerait à l’effet, à l’esthétique ; un mime. Entre nous on pourrait amicalement conclure que ce vocabulaire ne résout rien si l’on a dans les doigts des prétentions, des envies d’avant-garde : Comme la peinture, le bricolage est un mode établi. (De toute évidence, l’art n’appartient nécessairement ni au bien fait, au beau métier, ni à la richesse de ses objets, mais ça nous l’admettions déjà.) Et à cette justification économique, il fallait donc ajouter comme cette manière pouvait être en premier lieu dictée par une nécessité esthétique, plastique, c'est-à-dire que ses aspects invitaient déjà un monde, un sens. On imagine mal les échafaudages de Kawamata en parquet de chêne ajusté puisqu’il s’agit d’un écho aux cabanes, aux abris précaires et faits à la hâte, instinctifs. C’est dire encore comme les œuvres empruntent ces aspects mal établis, en chantier ou potentiellement changeants et conjecturaux de nos réalités. Aspect esthétique donc, évident, qui nous préoccupait ce soir peu. Un artiste m’aura fait remarquer, s’appuyant sur sa pratique, que la texture brute des matériaux pauvres s’imposait pour lui comme un pendant à sa pratique assidue de l’écran, des croquis photoshop - qui sont déjà du bricolage. Petite pensée à la poésie concrète etc. Et s’il faut noter la part des bricoleurs qui le sont en réaction à toute une esthétique froide et technologique qui trouve aujourd’hui sa place en art, il y a ceux qui le sont aussi par besoin de ré-expérimenter ce rapport tactile et ancestral à la matière, aux petites techniques du « fait maison ». (Mais un monde s’ouvre ici encore et si nous devions emprunter toutes les portes, être encyclopédique et exhaustif, nous ne toucherions jamais le but de notre petite discussion digestive.) En outre, cette économie de moyen se justifie par la fréquente impossibilité de stocker les œuvres et donc leur condamnation plus ou moins rapide au retour vers la benne. De sorte que la mise en œuvre ne semble qu’un état de passage, un état « artefactuel » et momentané de ce qui semble devoir retourner à son état de vocation, de vacation. Il est vrai ici que ces œuvres souvent ne sont plus vouées à la pérennité, à la postérité des grandes et immortelles phrases et sont au contraire conçues pour un lieu, un événement, comme des interventions ponctuelles. Dans cette conscience de la relativité et de la fluctuation de tout, ces bricolages précaires suivent le cours des choses. Et le célèbre film de Fischli et Weiss est à cet égard singulièrement parlant. Comme cette série de mise en équilibre dont les objets, on imagine, après la prise de vue retourneront à leur usage initial. Dans cette idée de l’œuvre comme un moment spécial à vivre avec le corps et avec la tête nous pensions à l’historique lecture de Hugo Ball au cabaret Voltaire et incidemment comme elle se donne à nous par un extrait de son journal et une photographie noir et blanc et piquée. Mais sur cela nous rebondirons plus tard. Comme j’exposais la notion d’ « intellectuel prolétaroïde », devait s’ajouter à cette question des contraintes la perméabilité de l’œuvre aux conditions de vie et à l’environnement tumultueux, relatif, passablement chaotique de celui qui l’a crée et qui aussi « bricole » pour joindre les deux bouts. Elle me donnait l’exemple d’un ami à elle dont les œuvres, éminemment bricolées et nécessairement éphémères, étaient le plus souvent faites des éléments de construction ou de décors que l’artiste récupérait lors des petits boulots qu’il faisait. Dans le plus drôle des cas ses œuvres n’étaient que le réassemblage fantasque des éléments d’une manifestation temporaire dont il avait été responsable du montage… et du démontage. Mais je me souviens qu’aux Beaux-arts, les locaux étant constamment loués à des défilés de mode, on se précipitait à chaque démontage pour récupérer dans les bennes des morceaux de toiles et des bouts de bois. Accessoirement près des cuisines, des restes du buffet ou une bonne bouteille qu’on aura soutirée. Une chose très présente dans les travaux de Tom Sachs par exemple est l’intégration du monde de l’atelier dans l’œuvre. Il n’est pas rare en outre que des reconstitutions d’atelier prennent à l’occasion le statut d’installation. Et ce glissement de l’atelier en l’œuvre, cette perméabilité, présente l’œuvre comme un processus de mise en forme se détachant progressivement du chaos du studio, ou le déplaçant. Tandis que pour Stephane Lecomte l'exposition semble être la sortie des bricolages d'atelier pour leur organisation momentanée, chez Chapuisat c'est l'atelier qui semble s'inviter et investir le lieu d'exposition, le travail étant réalisé sur place en manière d’appropriation. Pour y revenir, nul cynisme dans l’emploi de ces matériaux ou dans cette manière, nulle revendication plastique d’anoblissement du rebut, pas de thématique de recyclage, justifications déjà anciennes, simplement l’utilisation spontanée d’éléments quotidiens comme d’un vocabulaire naturel. Une façon d’aller au plus direct aussi. Et cela peut sembler évident que ces éléments du monde que nous vivons s’accordent sans question aux expressions que nous pouvons tenir sur lui.
Nous mettions de coté volontairement le nouveau réalisme, les cabanes de Ben, «ce quelque chose de politique qu’on dit avec des objets », selon son expression à elle. Et si le plus souvent encore, ces œuvres sont vouées à des lieux qu’elles se proposent d’investir pour un temps déterminé, nous remarquions dans notre discussion comme assez souvent il ne s’agissait à proprement parler peu d’objets exposés, comme on dit « un objet d’art », non plus d’installation en ce que ce terme évoque déjà une œuvre à peu près délimitée, plutôt d’environnements, de manières de faire d’un espace un lieu. Ces bricolages que nous évoquions avaient des manières de décoration en ce sens qu’ils étaient souvent des façons d’habiter, de meubler un espace, d’y faire advenir des rapports de vides et pleins, des jeux de signes, de matières et de couleurs. Chez Hirschorn, Klingelez, Honoré d’O et quelques autres, le bricolage se développe dans l’espace comme un envahissement, une contagion ou une colonisation. Que ce soit pour mettre en espace une pensée qui se ramifie comme au sein de l’atelier chaque tentative, un propos rhizomatique de pistes et dérives ou un réseau semblable à celui de la ville, l’œuvre prend alors l’aspect vernaculaire de ces choses qui se construisent à l’usage ou par le geste, qui s’induisent plus qu’elles ne se prévoient. Je pensais alors au passage comme les installations de Nicole Cuglievan ou d'Arnaud Labelle-Rojoux ont pris le parti de la forme murale avec un "écaillement" progressif qui conquière l'espace depuis lui. Une sorte particulière de ce développement. Nous avons parlé ici aussi d’ornement, l’admettant au sein de l’art par la manière semblable qu’il semble avoir d’équiper un espace pour un faire un lieu, c'est-à-dire un territoire investi, et d’ainsi suggérer et peupler tout un imaginaire, des pistes de divagation. Art tout aussi nécessaire que l’art jugé plus haut en ce qu’il est essentiel à l’équilibre psychique. Sa négation : la torture blanche. Nous n’avons pas dérivé vers les notions connexes d’art in situ et d’art situé pour lesquelles nous aurions convoqué Buren et d’autres. Economie que n’aurait certainement pu faire un bouquin sérieux. Dans ce dispositif, la planche de bois inclinée sur un mur ou la pierre posée dans un coin sur un morceau de journal ne comptent pas tant en eux même comme éléments circonscrits et autonomes mais plutôt à la manière de touches et de matières dans un tableau qui, par les liens qu’elles entretiennent, tissent un ensemble équilibré, un petit monde. Nous en venions à considérer en outre comme, dans cet ordonnancement énigmatique de débris, d’emprunts, de collages et de signes, rien de très clair ne semble pouvoir ni vouloir s’énoncer. De fait, est revendiquée généralement une volonté d’équivoque, une liberté laissée à l’interprétation, un refus de toute parole dogmatique ou de tout énoncé autoritaire. On retrouve cette expression de « signes magnifiques qui baignent dans la lumière de leur absence d’explication », la question du montage et l’aspect parfois « kaléidoscopique » du monde. Ainsi d’un environnement quelconque qui ne se propose que d’être et que nous extrapolons par nos échos intimes, nos résonances internes. On a pu y voir alors un lieu de ressource pour l’imaginaire, la création d’une étrangeté disponible, inspiratrice de réflexions, de sentiments. Une manière de paysage. C’est peut-être Valéry qui disait quelque part comme l’image la plus adéquate du chaos était un chaos elle-même et tout ça c’est un marais primordial éminemment fertile. Possible que cela rejoigne la revanche des émotions sur le concept dont parle Catherine Grenier. Je vois volontiers dans cette volonté polysémique, dans la relativité même de ces pièces éphémères et flottantes, mal établies en somme dans leur parole comme dans leur existence, comme un ré-enchantement du domaine de l’art, et par contagion, de notre rapport au monde (si ces deux choses ne sont pas une). Tout l’inverse de concepts acérés. Formes qui ne sont pas tant celles du récit que celles du rêve, ce quelque chose d’anarchique de l’activité « rêvante » qui met en connexion, comme le note J.B. Pontalis, des sensations et des traces, des fragments. Pour cela sans doute, à la fois volontairement mais plus vraisemblablement nécessairement et parfois inconsciemment, ces bricolages se montrent rétifs à toute forme, à toute signification. Un enchantement. L’informe ? A un moment on a parlé de briques que l’on aurait d’abord ajoutées positivement comme on dit ajouter sa pierre à l’édifice sinon que cet art du bricolage passager se refuserait à cette prétendue progression en laquelle il ne croirait plus, qu’au contraire il adopterait le caractère transitoire d’un monde qui succède à un autre et passe à son tour. Qu’en quelque sorte, ces bricolages refuseraient le mythe des avant-gardes, de la surenchère ou de la rupture, acceptant l’absence de toute vérité en favorisant au contraire quelque chose comme un bavardage, ce lieu mobile de la conversation, de récréation. Disons-le : nous n’avons plus de certitudes, nous voulons (ou ne pouvons que) dire large. D’ailleurs ces considérations sur ce monde des assemblages dérivaient comme les plantes poussent en friche sur un terrain fécond. Des œuvres bricolées donc, et éphémères, en quelque sorte vouées à une existence photographique, virtuelle, à ce témoignage partiel et partial, cette trace qui est une mise en scène aussi donc une extrapolation. L’image va au delà du visible. On admettra comme postulat de départ pour resituer notre réflexion que l’œuvre sera réalisée sur place avec quelques éléments trouvés non loin, qu’après l’exposition elle sera démontée et on ne stockera pas des planches trouvées à la poubelle, on en retrouvera au besoin à une autre occasion pour une réalisation future. Par contre on se focalisera sur les photos pour archives et dossiers, ce sera la manière qu’aura l’œuvre de se donner à voir. Comme chaque ligne d’un CV est un élément du parcours chaque œuvre sera une balise, un jalon d’une dérive qui dessinera l’œuvre d’un tel. Tout se passe apparemment comme si cette médiation était l’objet ultime de cette mise en œuvre matérielle dont l’image alors, avec tout ce qu’elle comporte d’ouvert, ce qu’elle évoque, serait l’accomplissement mythologique. L’image qui ne contredit aucun possible mais au contraire les favorise, invite les extrapolations, redouble alors la vocation mythologique de ces œuvres, c'est-à-dire à mon sens qu’elle met en perspective une approche mythique du monde. A ce niveau nous concluons à un mode d’observation et de réflexion visant à une exploitation spéculative du monde sensible en termes sensibles, regrettant de ne pas nous souvenir mieux des observations de Lévy Strauss. Qu’est-ce, le bricolage ? Le brie-collage ? Coller des bris de briques avec des débris de brie. Divagations que n’aurait pas reniées un certain Marcel Duchamp. C’était assez con à vrai dire ces échappées verbales de fin de soirée mais nous avions un peu parlé dans la discussion du sérieux qu’ont les enfants au jeu et qui s’apparentait à l’expérience concrète que nous avions tout deux de la pratique de l’art. Petit jeu qui eu le mérite par ailleurs de nous rappeler l’importance du collage ce qui semblait devoir nous ouvrir le champ de l’art entier, un périmètre trop vaste, la pensée n’était-elle pas fondamentalement une pratique constante du collage, tout ce qui se fait par ajout est collage, pas seulement ces poèmes surréalistes, ces montages photographiques, les collages cubistes, dadaïstes, pop, etc. Tout un chapitre encore. A propos du bricolage il faudrait aller aussi jusqu’au Caravage bricolant avec servantes, voisins et putains ses piéta magistrales. Toute la peinture. Vaste. Comme par jeu nous avons recensé ces artistes qui, à portée de main, pourraient peupler l’exposition imaginaire dont nous serions les commissaires. En vrac ou par rebonds : Picasso avec sa tête de taureau, Erwin Wurm et ses one minute sculptures, Richard Baquié, Marcel Duchamp, Marcel Broodthaers, le cirque de Calder, Thomas Hirschorn, les ruines de Sarah Tritz, Emilie Perotto, les frères Chapuisat, les sculptures de Daniel Dezeuze, Robert Filliou, Kurt Schwiters, Fischli et Weiss, leurs objets en équilibre comme l’enchaînement filmé du cour des choses, Isa Gensken, Jessica Stockholder en toute proximité, Honoré d’O, la jeune Leslie Amine croisée il y a peu, Jean-François Leroy, Bill Woodrow, Giorgio Andreotta Calo, Nelli David, Yann Eouzan, Nicole Cuglievan, Cyril Dietrich et toute la troupe de Düsseldorf, le manège de petit pierre mais nous éviterons l’art brut ou singulier, Paul Pouvreau, Pedro Cabrita Reis, Romain Pellas, les combines de Rauschenberg, des équilibres de Zorio et pas mal de choses de l’arte povera en général, Beaurin et Domercq, Sarah Sze, Martin Laborde, Malachi Farrell, Joachim Mogarra. Nous pourrions de jour en jour allonger la liste. Avis. Vendredi 20 juin
Il y a en cela une logique ancestrale qui date d’avant l’avènement du tableau qui est comme l’élaboration d’un espace dédié, lorsque l’art était taillé dans l’os et coloré avec les quelques rares teintes de la terre du charbon et du sang.
8 commentaires:
je penserai aussi deux choses ; déjà je crois que la relation aux matériaux pauvres, comme elle avait été parlé par les "membres" de l'arte povera, a à voir avec une certaine tradition européenne, et que cette revendication n'est pas innocente, d'autant plus aujourd'hui, qu'on passe tant de temps derrière des écrans rétro éclairés, d'où tout sort brillant et laqué, et que peut être après quelques jours qui nous laissent les yeux saignants et gonflés, on a besoin d'apprécier la basse rugosité d'un mélamine.
De plus, si tous ces gens n'en ont jamais parlé, il y a tout de même un écho politique à tout ça, dans par exemple les mouvements alter-mondialistes pour dire vite.
Et enfin, il serait bien, dans ton expo rétrospective, d'y glisser quelque chose du grand papa, le Caravage
c'est juste, j'ai déjà noté des choses qui pourraiet être rajoutées au propos, et puis le collage évidemment etc. mais le poblème est que ça nous mène très loin, plus loin qu'une discussion libre un soir de juin autour d'un plat de pâtes...
effectivement, le Caravage! ...mais si on va par là quasi toute la peinture!
Une chose très présente dans les travaux de Tom Sachs par exemple est l’intégration du monde de l’atelier dans l’œuvre. Il n’est pas rare en outre que des reconstitutions d’atelier prennent à l’occasion le statut d’installation. Et ce glissement de l’atelier en l’œuvre, cette perméabilité présente l’œuvre comme un processus de mise en forme se détachant progressivement du chaos du studio.
ceci concerne tout à fait mes recherches pendant ce master 1
quel texte!
je rejoins tout cela, et le bricolage est dévoilé chez moi..
mais que rajouter..
à noter que je prépare quelque chos e sur le bricolage et des bricoleurs pour 2009...
je viens de retoucher deux/trois phrases et corriger qques fautes..
mais oui, le bricolage: vaste prigramme. trop.
Bon texte, asses synthetique et en meme temps donnant assez de pistes pour ne pas
fermer l affaire.
Neanmois, il me renvoit aussi a ma pratique, et je pourrais dire que meme si je
bricole, je ne me reconnais pas en tout.
preuve comme tu le dis qu il y a plusieurs bricolages.
et la bidouille en amont.
Me vient quelques axes aussi:
- la notion du geste en rapport avec le bricolage, peu abordé.
-que le bricolage est une maniere d agencer qui ne concerne pas seulement les
mateiraux pauvres.
- que si il ne s 'agit pas de rendre precieux le rebut, cela ne justifie aucun
retour a la benne! (meme si c est aussi l expression du vulgaire car il peut se
multiplier a donf)
-Que le bricolage au niveau sociologique est aussi une maniere de resister au sur
mesure, au bien agencé, au choses optimisés et clean avec objetif de performance.Une
maniere de jongler avec les formes que la vie offre en en creant de nouvelles
...instables plus que precaires. il s agit de jonglage presque selon moi.
-permet de laisser le doute....permet la modularité. la vie avec ses haut et ses
bas...pas a moindre cout, mais a moindres gestes.
che pas si t as pigé, vu que je l ai gerbé en vitesse avant d aller manger!
le bisou
pour le bricolage, merci d'avoir lu et répondu, que c'est une
réflexion d'entre 11h et 1h du mat' et qui voulait au départ traiter
seulement d'un type de bricolages ou d'occupation de l'espace. trè vite me
suis aperçu que le sujet pouvait être énorme et reliait un paquet de
choses. effectivement des manières de bricoler y'en a 10 00O avec toutes
des raisons différentes. merci pour tes pistes auquelles je réfléchirais,
et puis cette idée du bricolage comme la manière la plus simple, la plus
directe d'aboutir. ne pas s'embarasser de technique.
mais c'est vrai qu'on en revient à dire que le bricolage est à la base de
tout: qu'est-ce qu'une idée qui se cherche sinon un bricolage, une
expérience scientifique sinon un bricolage, l'art, sinon un bricolage...?!
on en parlera de vive voix alrs un bon verre à la main..
a tout' gars.
je retourne à mon montage
voici comme mon petit text sur l'enquete plastique, l'histoire des idees, sugerer plutot que montrer, et exactement plongee dans la quete d'un espace potentiel, Un potentiel en puissance, l'atelier construit donc. au plaisir de vous convivier dans la maison-usine d'ici 2 mois, a venir en septembre, aux bricoleurs!
oui: l'atelier, lieu du potentiel ou du possible.
en attendant une invitation porte de la villette?
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